Le verglas massif de janvier 1998 dans le nord-est de l’Amérique du Nord est une période de cinq jours consécutifs en janvier 1998 où une série de perturbations météorologiques donnèrent de la pluie verglaçante dans l’Est du Canada, la Nouvelle-Angleterre et le nord de l’État de New York. Le verglas, atteignant plus de 100 mm d’épaisseur par endroits, a provoqué l’un des plus importants désastres naturels en Amérique du Nord. Il est possible également de parler de tempête de pluie verglaçante mais ce terme est généralement réservé dans un cas où les précipitations sont accompagnées de vents violents, ce qui n’est pas le cas ici.

Le poids du verglas a provoqué des pannes de courant généralisées par l’écroulement des pylônes de plusieurs lignes à haute tension ainsi que d’importants dommages aux arbres et aux propriétés. Il a également provoqué l’annulation des vols aériens, des transports ferroviaires, et perturbé grandement les déplacements par automobile et autobus.

Les conséquences les plus désastreuses du verglas ont été enregistrées dans le corridor situé entre Ottawa, Montréal et Sherbrooke, au Canada, particulièrement dans ce qui sera surnommé le « triangle noir », formé par les municipalités de Saint-Jean-sur-Richelieu, de Granby et de Saint-Hyacinthe, à l’est de Montréal. Les effets du phénomène se sont étendus bien au-delà de la période de pluie verglaçante, créant ce qui est communément appelée la crise du verglas alors que plus de quatre millions de personnes ont été laissées sans électricité pendant des périodes variant de quelques jours à cinq semaines.